Quantum AI : de quoi s’agit-il et pourquoi les régulateurs mettent en garde
Quantum AI est l’un des noms les plus fréquents dans les publicités d’investissement frauduleuses. Elle se présente comme une plateforme de trading automatique fondée sur l’intelligence artificielle ou l’« informatique quantique », censée rapporter sans effort. Chez InvestRedFlags, nous l’avons détectée dans plusieurs pays à la fois, chaque fois avec des célébrités locales différentes ; en France, par exemple, avec l’image de Bernard Arnault. Toutes les détections sont sur sa fiche Quantum AI.
Ce que disent les régulateurs
Plusieurs autorités ont mis en garde publiquement contre des plateformes portant ce nom. L’AMF du Québec a publié une mise en garde contre Quantum AI Trading, l’autorité danoise un avertissement, et en Espagne la CNMV a sanctionné le réseau X pour avoir diffusé des publicités pour Quantum AI, entité non autorisée. La base internationale I-SCAN de l’OICV (IOSCO) contient aussi des alertes.
Une mise en garde d’un régulateur signifie que l’entité n’est pas autorisée à fournir des services d’investissement dans ce pays.
Comment elle est promue
Quantum AI suit le schéma classique des arnaques à l’investissement avec des célébrités :
- publicités sur les réseaux sociaux avec une personnalité du pays ;
- une page qui imite un journal, avec une interview ou un « article » inventé ;
- un formulaire d’inscription et un dépôt initial d’environ 250 € ;
- des appels de « conseillers » qui poussent à investir davantage.
Le nom apparaît aussi sous des variantes comme « QuantumAI », « Quantum AI App » ou avec des lettres et chiffres ajoutés, pour échapper aux blocages et brouiller les recherches d’avis.
Quantum AI est-elle une vraie plateforme ?
Aucune société autorisée ne se cache derrière ces publicités. Les célébrités n’ont rien à voir avec elle, et les « témoignages » et gains affichés sont inventés. Un site qui dit que Quantum AI est « fiable » ne prouve rien : les escrocs publient eux-mêmes des avis positifs, parfois même sur des sites universitaires piratés.
Si vous vous êtes inscrit
- Ne payez rien, même s’ils insistent au téléphone.
- Si vous avez déjà payé, appelez votre banque aujourd’hui pour tenter un chargeback ou un rappel de virement.
- N’installez aucun logiciel demandé.
- Signalez-le à la police ou la gendarmerie, et à l’AMF (ou au régulateur de votre pays).
Toutes les étapes sont dans le guide pour les victimes.